Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers CASH (Nanterre)

Adresse :

403, avenue de la République
92014 Nanterre cedex 

Coordonnées :

> Standard : 01 47 69 65 65
> Fax général : 01 47 69 66 92

http://hupnvs.aphp.fr/

Capacité : 893 lits & places
Médecine : 122
Gynéco-obstétrique : 24
Psychiatrie : 87
Moyen séjour : 40
Long séjour : 80
Hébergement : 540

Le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers (CASH) de Nanterre est une structure unique en France regroupant :

  • une structure sanitaire de proximité: l’hôpital Max Fourestier, hôpital public ;
  • des structures sociales : un Centre d’Hébergement des Personnes Sans Abri (CHAPSA),une halte de jour et un accueil douche, des Lits Halte Soins de Santé, Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS), une résidence sociale ;
  • une structure médico-sociale : EHPAD
  • une Unité de Soins de Longue Durée 5)
  • un IFSI/IFAS/IFAP (Institut de formation en soins infirmiers, aides soignantes et à l’Assistance aux Personnes)

Historique

Au début des années 1870, le département de la Seine décida de faire construire par l’architecte Achille Hermant, un vaste établissement sur 17 hectares, à l’écart du bourg de Nanterre.

Fondée en 1887, la maison départementale de Nanterre avait pour objet d’abriter le dépôt de mendicité anciennement situé dans la prison de Saint-Denis, devenue trop exiguë. En juin 1887, cette maison départementale reçut ses premiers pensionnaires : 400 détenus en provenance de la prison de St Denis qui devait être démolie.
En fait, elle avait pour mission principale de recueillir les indigents de Paris et du département de la Seine, condamnés pour ou prévenus de délit de vagabondage. Ce dépôt de mendicité s’accompagnait d’un hospice de vieillards et d’une infirmerie.

Pour faire face à la pénurie d’offre hospitalière du Nord-Est de la Région Parisienne, l’infirmerie fut autorisée en 1893 à accueillir des personnes nécessitant des soins d’urgence. Son rôle s’élargit peu à peu : un arrêté du 16 juin 1907 du Préfet de la Seine la classe, de façon provisoire, parmi les hôpitaux et hospices susceptibles de recevoir les vieillards et les infirmes bénéficiaires de l’assistance obligatoire selon la loi du 14 juillet 1905.

Puis, par arrêté du 9 avril 1930, l’infirmerie fut autorisée à admettre les malades de plus de 16 ans des communes environnantes et, en cas d’urgence absolue, les blessés ou malades de tout âge et de toute origine ayant besoin de soins immédiats.

L’infirmerie connut une transformation progressive en hôpital à part entière afin de répondre aux besoins de ceux qui y étaient hébergés. Son chef de chirurgie à partir de 1941, Marc Iselin, y fit des contributions importantes aux techniques de chirurgie du poumon et de la main. De 1945 à 1968, le docteur Max Fourestier, chef du service de pneumologie, y mena des expériences menant à la découverte de l’endoscope.

Patrick Declerck, psychanalyste belge, y exerça une quinzaine d’années en tant que clinicien auprès des hébergés de ces structures sociales, en majorité SDF.

Max Fourestier

Max (Pierre Paul Auguste) Fourestier, né en 30 octobre 1907 à Lunas et mort le 11 mars 1986, est un médecin, Commandeur de la Légion d’honneur et décoré de la croix de guerre 1939-1945.

Élève au collège dans l’Aveyron, il fit ses études de médecine à Paris et devient médecin à 29 ans en 1936.
Il fut médecin chef du dispensaire de Montreuil, médecin des écoles à Vanves puis du service de pneumologie l’hôpital de Nanterre.

En 1953, médecin de l’hygiène scolaire, il crée avec Maurice David la première classe de neige.

Max Fourestier a inventé avec J VULMIERE qui était ingénieur à l’Institut National d’Optique, des endoscopes universels. Il a ainsi réalisé les premiers enregistrements diagnostics photo-télé-cinématographique au sein de l’hôpital qui porte depuis son nom.

Il est enterré, à sa demande, dans le cimetière de l’hôpital où il a exercé..

Responsable VMEH-92 sur le site :

Marinette LE PENNEC

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